Pour ceux qui ont déjà vu le film Minority Report et qui se sont demandés si l'on pouvait réellement envisager techniquement (et moralement) de punir un crime avant qu'il n'ait été commis, un programme américain "FAST" (Future Attribute Screening Technology) va dans ce sens.
Le concept est simple (trop simple pour certains), il s'agit de repérer sur des sujets des signes de stress (accélération du rythme cardiaque, sueur excessive jusqu'à un projet de capteurs de sécrétions de phéromones). Des outils permettant de repérer les éléments cités ci-dessus, sont installés et toujours en phase de test dans des lieux publics comme les aéroports (peu surprenant quand on apprend que ces recherches ont été financées à la suite des attentats du 11 septembre).
A la différence d'un détecteur de mensonges, les personnes dont l'état physiologique est passé au crible n'en n'ont pas la moindre idée. L'observation est faite à distance.
Bien entendu, cette technologie soulève de nombreux débats techniques et éthiques :
Quelle est la définition de la malintention et sa corrélation avec le passage à l'acte?
Peut on différencier le stress de rater son avion et le stress généré par une intention criminelle?
Peut on arrêter quelqu'un avant qu'il ne se mette en dehors de la légalité?
La seule intention de malveillance serait donc un crime…
Enfin, pour parler chiffres, il ressort des différentes phases de test, une apparente paranoïa des machines. Ainsi, plus de 99% des personnes suspectées seraient faussement accusées par FAST (et son prédécesseur, le programme "SPOT" : Screening passagers by observation Techniques).

Lire l'article de Pierre Barthélémy :
http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2011/06/06/la-machine-a-predire-les-crimes/
Homeland security :
http://www.dhs.gov/files/programs/gc_1218480185439.shtm#6






